Comment diminuer la quantité de sucre qu’on mange ?

La consommation excessive des aliments sucrés, des boissons sucrées et autres alimentation qui contiennent sucre devient une sérieuse problème que ce soit pour les adultes que pour les enfants. De plus, cela peut engendrer des répercussions sur la santé. Comment alors les résister ?

Pourquoi aimons-nous tant les bonbons, les boissons sucrées et chocolat ?

  • Mécanismes évolutifs

Au cours du processus d’évolution, nos ancêtres, pour s’assurer que ce qu’ils mangent n’était pas toxique, ils les goutèrent. Les produits sucrés n’ont jamais été toxiques d’où son association avec des choses positives. Cependant, ils ne disposaient d’aliments sucrés tels que des fruits qu’à certaines saisons de l’année, appelé également fruits saisonniers. Pendant ces périodes, ils ont profité pour manger plus de calories, ce qui leur a permis de stocker de l’énergie pour l’époque de pénurie alimentaire. Le problème, de nos jours, est que nous disposons désormais d’aliments qui contiennent sucre extrêmement caloriques toute l’année et en grande quantité. Ils sont faciles à trouver et de très bon marché. Notre corps n’est donc pas prêt à faire face à tout cette quantité de glucose. Il est également important de souligner que les fruits auparavant, avant la manipulation génétique des produits de l’agriculture, n’étaient pas aussi sucrés que ceux d’aujourd’hui, ils étaient donc moins riches en glucides et plus riches en fibres.

  • Facteurs émotionnels

Dans la culture occidentale, les sucreries sont liées à des moments de bonheur ou à un besoin de réconfort émotionnel. Par exemple, le gâteau d’anniversaire ou de mariage, la barbe à papa dans le parc, la sucette sur la plage, le dessert après le repas familial du dimanche prouvent à quel point les aliments sucrés sont liées aux moments de joie dans notre culture. Les bonbons aident également à nous consoler dans les moments les plus stressants. Qui ne s’est jamais permis de manger une généreuse quantité de chocolat à la fin d’une journée de travail punk ou d’une casserole de brigadier après la rupture du chat ! Les bonbons font partie d’une catégorie appelée “aliments de réconfort”.

  • Facteurs physiologiques

Plusieurs études ont montré que la chute brutale du taux de glucose dans le sang stimule notre faim. Cela peut expliquer le désir incontrôlable de sucreries en cas de forte baisse du taux de sucre dans le sang. Le problème est que ces glucides simples augmentent considérablement la production d’insuline, l’hormone responsable de l’apport de sucre dans le sang, où il sera utilisé. Ainsi, rapidement, le taux de glucose dans le sang baisse à nouveau et à un niveau encore plus bas, ce qui stimule à nouveau notre faim, formant un cercle vicieux. Comme certains tissus de notre organisme ne vivent pas sans glucose, notre organisme a évolué en parvenant à le synthétiser à partir d’autres éléments présents dans l’alimentation. Ainsi, même si une personne ne consomme aucun aliment sucré, le corps est capable de maintenir le taux de glucose dans le sang. Par conséquent, les aliments qui sont des sources de sucre ne sont pas considérés comme essentiels pour notre corps, mais sont souhaités.

  • Facteurs biochimiques

Une autre théorie relie la carence en nutriments tels que les vitamines du complexe B, le magnésium, le zinc et le chrome à l’envie incontrôlable de sucreries.

Comment réduire la propension à manger des sucreries

L’idéale est de faire un test pour voir ce qui donne le plus de résultats. Pour de nombreuses personnes, la réduction complète de la consommation de sucre provoquera une sorte de syndrome de sevrage, qui se traduira par un abus de consommation à la première occasion. Dans ce cas de figure, il faut réduire lentement la quantité sucre consommer jusqu’à ce qu’elle atteigne une fois par semaine. Ceux qui souffrent de compulsion alimentaire devront faire une coupure radicale et arrêter de manger des sucreries et des aliments sucrés. Si vous êtes ce genre de personne qui ne peut pas s’accrocher et manger juste un petit morceau de gâteau au lieu de tout le gâteau.

  • Prendre des repas équilibrés

La faim en dehors de l’heure est le résultat d’une alimentation insuffisante, non seulement en quantité mais surtout en qualité. Tous les repas doivent compter les protéines, les glucides et les graisses. Les collations sont les repas où les gens négligent le plus la combinaison de ces 3 nutriments. Mais tout repas ne contenant que des glucides provoquera des pics d’insuline, car seuls ils sont rapidement digérés et absorbés dans le sang. Le mélange des 3 types de nutriments dans le gâteau augmente le temps de digestion et d’absorption. Après l’augmentation soudaine et intense de l’insuline dans le sang, une chute tout aussi rapide de l’insuline (hypoglycémie) suivra, déclenchant un mécanisme de défense dans l’organisme. Ce mécanisme fait augmenter le désir de sucreries, car l’ingestion de sucreries est le moyen le plus rapide de provoquer l’augmentation du glucose dans le sang.

  • Pratiquer une activité physique

Il a été prouvé par des études scientifiques que peu après l’exercice physique, les gens ont moins envie de manger des aliments riches en glucides, en sucre et en graisses.

  • Rechercher une aide psychologique professionnelle

Observez si certaines situations de votre vie ne vous amènent pas à manger plus de sucreries. Des sentiments tels que la colère, la nervosité, la tristesse, le besoin, l’ennui peuvent être responsables de votre envie de manger des bonbons car vous devez augmenter votre taux de sérotonine pour vous sentir mieux. Si c’est votre cas, il est important d’envisager l’aide d’un psychologue.